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La métallurgie à Fraisses

L’origine de la métallurgie à Fraisses se trouve dans la clouterie artisanale. Dès le XVIIème siècle, les barons de Cornillon possédaient des forges, martinets et clouteries le long de l’Ondaine. Cette activité a connu alors un essor important. Mais cette activité décline ensuite très rapidement pour laisser la place à la métallurgie industrielle des usines Holtzer.

L’origine de cette grande usine prend racine dans les fabrications traditionnelles stéphanoises. Jean Holtzer était arrivé à Saint-Etienne en 1815 pour y occuper les fonctions d’inspecteur de la manufacture d’armes, après avoir occupé les mêmes fonctions à Mutzig puis Strasbourg. Maître-étireur, Jacob rejoignit son cousin en 1820 à la suite de la fermeture de la manufacture d’armes de Klingenthal, et travaille à l’aciérie de la Béraudière, fondée par Beaunier en parallèle à l’aciérie des Jackson à Saint-Etienne. Les deux hommes créent leur propre petite usine d’acier corroyé dans la vallée du Cotatay, qu’ils transfèrent en 1829 au moulin du Vigneron devant l’afflux des commandes. C’est sous le Second Empire que l’usine connaît une grande expansion, avec notamment l’adoption précoce en 1852 du procédé de puddlage de l’acier, qui permet d’obtenir un acier de qualité en quantité bien supérieure aux techniques précédentes, et le développement de la fabrication de cloches en acier moulé. Depuis 1842, Jean s’est séparé de son frère, qui associe en 1860 à la marche de l’usine son gendre Dorian, homme politique influent. En 1867, un laboratoire de recherche qu’anime le savant Boussingault (gendre de Jules, le fils de Jacob, qui prend la tête de la société avec Dorian en 1862) est mis en place, et permet le développement de fabrication d’avant-garde (premiers aciers spéciaux au chrome au monde en 1877, aciers au tungstène en 1879,…). Parallèlement à l’usine Verdié de Firminy, l’entreprise adopte le procédé Martin en 1869. L’aciérie se spécialise de plus en plus vers les fabrications liées à l’armement, mais aussi des fabrications spéciales pour la grosse mécanique, par exemple des cylindres de laminoirs. En 1898-99, le personnel employé par les usines est de 1.500 ouvriers, et la production était de 5325 tonnes d’acier fondu au creuset, 600 tonnes en acier corroyé, 2.500 tonnes en acier puddlé au naturel, 3.240 tonnes de fer puddlé utilisé et 3.000 tonnes de fer et acier cémentés.

Les laboratoires Holtzer aujourd'hui Zola viendra ici découvrir le travail du fer et de l’acier pour documenter son roman, Le Travail.

Réunies aux Aciéries de la Marine en 1953 au sein de la CAFL (Compagnie des Forges et Aciéries de la Loire), l’usine rejoindra en 1970 celles du Creusot pour former le groupe Creusot-Loire. Son démantèlement en 1984 a conduit à l’éclatement du grand complexe industriel de l’Ondaine.

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